Un modèle d’ingénierie anti-séisme

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Elle tient debout depuis des siècles sur une colline pourtant très instable.

Alger a connu de sacrés tremblements de terre, et pourtant, la Casbah est toujours là. Son secret ? Le collectif. Ici, aucune maison n’est isolée. Elles sont toutes collées les unes aux autres, littéralement imbriquées. Grâce aux sabats (les arches en briques qui traversent les rues pour relier les bâtisses), toute la médina (ville) fonctionne comme un seul bloc articulé. Quand le sol tremble, la vibration ne frappe pas une maison seule : l’onde de choc est partagée et amortie par tout le quartier. À l’intérieur des murs, les maçons utilisaient des poutres en bois de cèdre. Contrairement à la pierre qui casse net, ce bois souple encaisse les secousses en ondulant. Même le mortier traditionnel, fait de chaux et de sable, gardait une élasticité qui permettait aux murs de bouger sans jamais se fissurer !

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