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La médina a dicté les codes de la mode et de la résistance algéroise.
La Casbah a toujours été le temple du raffinement algérois. C’est dans ses palais cachés qu’est né le Karakou, cette veste en velours ajustée, brodée des semaines durant à la main avec du fil d’or pur selon la technique du Majboud. Mais le vêtement le plus indissociable de ces ruelles reste le Haïk, cette longue étoffe de soie ou de laine blanche qui drapait les femmes d’une élégance mystique. Au-delà de la tradition, ce tissu est devenu une véritable arme de guerre pendant la révolution. Les femmes de la Zone Autonome d’Alger s’en servaient pour dissimuler des messages secrets, des fonds et du matériel. Sous ses plis drapés, elles passaient sous le nez des sentinelles françaises sans éveiller les soupçons.



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